Bretagne d’Avenir réagit au projet de PAC 2023-2027 du gouvernement

Le gouvernement français, via son ministre de l’agriculture, Julien De Normandie, vient de rendre ses premiers arbitrages pour l’application de la nouvelle PAC 2023-2027 dans notre pays, à travers le Plan Stratégique National (PSN). La PAC, avec ses 9 milliards d’euros à distribuer par an, est l’outil financier majeur d’orientation agricole. Elle revêt une importance particulière pour l’agriculture bretonne, qui reçoit annuellement plus de 6% de son enveloppe nationale.

Pour Claire Desmares-Poirrier, candidate à la présidence de la Région Bretagne, tête de liste Bretagne d’Avenir : “Les choix arrêtés par le gouvernement confortent une agriculture inégalitaire et contrecarrent les évolutions agro-écologiques nécessaires et attendues par la société. Ce statu quo est grave. Nous apportons notre soutien aux collectifs d’agriculteurs et de citoyens mobilisés pour une autre PAC afin d’infléchir ces arbitrages d’ici l’été.

Bretagne d’avenir se positionne également en faveur d’une régionalisation de la gestion de l’ensemble des aides de la PAC afin de pouvoir mettre en œuvre, de façon adaptée à la Bretagne, la transition nécessaire de l’agriculture. Nous sommes en effet dans un contexte d’accélération du réchauffement climatique, d’effondrement de la biodiversité et de dégradation de la qualité des sols et de l’eau.

La PAC, avec ses 9 milliards d’euros attribués chaque année est l’outil financier majeur de réorientation du modèle agricole. Bretagne d’Avenir demande à ce que les aides de la PAC soient attribuées non plus à la surface (favorisant la course à l’hectare), mais à l’actif pour favoriser la rémunération du travail paysan. La liste soutient résolument le plafonnement des aides pour limiter l’agrandissement des fermes entraînant la destruction des petites fermes, ainsi que leur ciblage sur les premiers hectares et les premiers animaux. La liste appuie la demande de création d’une aide forfaitaire pour les petites fermes.

De plus, les aides au développement des protéines végétales ne seront pas suffisantes pour stopper les importations de soja pour les élevages industriels bretons, responsables de la déforestation de l’Amazonie, poumon de notre planète. La liste Bretagne d’Avenir réclame un soutien important aux initiatives de relocalisation de la production de protéines végétales.

Le faible niveau d’éco-conditionnalité proposé pour les aides de la PAC est globalement inacceptable. Ainsi, le régime haute Valeur Environnementale de niveau 3, qui rend possible l’utilisation des pesticides sera rétribuée au même montant que l’agriculture biologique.

Bretagne d’Avenir entend mettre en place une éco-conditionnalité des aides exigeantes : agriculture liée au sol, préservant les équilibres écologiques, produisant une alimentation saine et rémunératrice pour les paysan.ne.s. Bretagne d’Avenir vise l’objectif de 20% de l’agriculture bretonne en bio d’ici à 2027.

Un commentaire

  1. TRES Bien
    mais: les algues vertes?
    interdire tous les pesticides pour le niveau 3 des écorégimes, même pour les Bio. En fait ce n’est pas très réaliste. Il faut, certes les réduire drastiquement, c’est comme les antibiotiques “c’est pas automatique”, mais en cas d’invasion de déprédateurs des cultures, on fait quoi?

Laisser un commentaire